La promesse – Vincent Peillon

La promesse – Vincent Peillon


La promesse (Poche)


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Présentation de l’éditeur



En politique, la promesse a mauvaise réputation. Le rapport de la politique aux promesses juge la politique, et il la juge sévèrement. La politique serait un art du mensonge, de la ruse, de la séduction, de la trahison. Et la promesse ne serait qu’un instrument parmi d’autres pour gouverner la populace, qui par nature est crédule.

Pourtant, malgré ce constat sombre, on constate qu’on ne peut se passer de promesses, et même que l’on en redemande toujours. La promesse, même mensongère, même intenable, serait consubstantielle à la politique, et nous permettrait d’en saisir la nature singulière.

Vincent Peillon s’interroge sur la nécessité de quitter l’horizon de la modernité et des théories du Contrat pour méditer à nouveaux frais le modèle biblique de l’Alliance. Ce qui le conduit à faire de la promesse comme figure juive du théologico-politique un recours pour notre temps marqué par la faillite de l’humanisme.

Présentation de l’auteur



Vincent Peillon est un professeur de philosophie et un homme politique français.

Né le 7 juillet 1960 à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine, il est issu du côté maternel d’une famille juive alsacienne. Sa mère fut directrice de recherche à l’Inserm. Son grand-père, le professeur Léon Blum, fut l’initiateur de l’insulinothérapie en France. Sa grand mère, Thérèse Lion, était avocate et féministe.

Son père, Gilles Peillon, décédé en 2007, était à la fois banquier et communiste.

Bachelier à 16 ans, licencié de philosophie à 20 ans, le jeune Vincent commence à militer dans la mouvance trotskiste, travaille pour la Société des wagons-lits et crée une société d’importation de saumon fumé, avant de devenir enseignant en philosophie en 1984, puis de passer l’agrégation.

En 1992, il est détaché au cabinet du président socialiste de l’Assemblée nationale, Henri Emmanuelli, dont il écrit les discours. Il obtient la même année un doctorat en philosophie.

Après la déroute du Parti socialiste aux élections législatives de 1993, il redevient professeur dans un lycée de Nanterre, près de Paris, mais poursuit son ascension au sein du PS – il entre au bureau national en 1994 et se rapproche de Lionel Jospin, alors premier secrétaire du PS.

Élu député en 1997, il devient secrétaire national aux études. En 2000, François Hollande, successeur de Lionel Jospin à la tête du PS, le prend comme porte-parole.

Il a été le cofondateur, avec Arnaud Montebourg et Julien Dray, de l’éphémère « Nouveau Parti socialiste » (NPS, 2002-2005), courant qui prônait une profonde rénovation du PS.

Il ne réussit pas à se faire réélire en 2002 et devient directeur de recherche au CNRS où il reste deux ans. Il est élu député européen en 2004 – il sera réélu en 2009.

En mai 2005, il fait partie des personnalités du PS qui défendent le « non » au référendum sur la Constitution européenne.

En 2011, il est favorable à une candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidentielle de 2012 mais rejoindre finalement François Hollande après les déboires judiciaires de l’ex-patron du Fonds monétaire international.

Il est nommé ministre de l’Éducation nationale le 16 mai 2012 dans le gouvernement Ayrault.

Père de quatre enfants issus de deux mariages, aujourd’hui marié à une journaliste, Nathalie Bensahel, il a publié plusieurs livres sur l’histoire de la pensée socialiste et républicaine.